05.02.2006

Discriminations à l'embauche

Paris, le 1er juin 2006 - Affaire Adecco/l’Oréal : SOS Racisme fait appel. 

SOS Racisme est scandalisé par l’annonce de la relaxe de l’ensemble des prévenus dans l’affaire Adecco/l’Oreal. Il ressort de ce procès qu’aujourd’hui, une entreprise demandant à une agence d’intérim de n’embaucher que du BBR (des blancs) peut s’en sortir face à notre justice sans aucune condamnation.

Il semblerait que la justice n’ai pas plus écouté le discours du Président de la République qui avait fait de la lutte contre les discriminations la priorité de l’année 2006, que la quantité de preuves recueillies par les services de police.

En effet, si des entreprises plus petites ont déjà été condamnée avec moins d’éléments, il est extrêmement inquiétant que des preuves écrites et accablantes (le fax sur lequel figure la mention BBR, le rapport de l’inspection du travail, la liste du personnel recrutés par districom pour l’ensemble de ses clients comparée à la liste du personnel embauché pour « l’opération Fructis » ainsi que les nombreux témoignages) ne permettent pas d’établir la preuve d’une discrimination.

La justice serait elle rendue en fonction de la taille et du pouvoir des entreprises ? L’absence de réponse du parquet, qui a soutenu l’accusation comme la corde soutien le pendu, alors même qu’il s’agit des principes fondateurs de la République ne peut qu’engendrer le désespoir chez une partie de la population victime tous les jours de discriminations.

SOS Racisme a donc décidé de faire appel et espère que le Ministère Public en fera de même.

 

02.02.2006

TRIBU KA

Paris, le 30 mai 2006 - Déclaration de Dominique SOPO, Président de SOS Racisme : 

« SOS Racisme tient à manifester son indignation suite aux agissements, rue des Rosiers, de quelques nervis de la secte fasciste appelée « Tribu Ka ». Il n’est pas acceptable que des groupes d’individus puissent déambuler librement dans Paris à la recherche d’affrontements guidée par des considérations raciales.

C’est pourquoi, face à de tels comportements, SOS Racisme, au-delà des enquêtes qui pourraient viser nommément des personnes privées, demande que soit étudiée le plus rapidement possible la dissolution de la « Tribu Ka ». Dans une période où de toutes parts, les tensions entre différentes parties de la population sont créées ou attisées par des groupuscules racistes et antisémites, la République doit faire preuve d’une fermeté sans faille afin de garantir les conditions du vivre ensemble. »