20.12.2006

ANTIRACISTES SOUTENEZ NOUS ADHEREZ

Non ! Il n’y a pas de fatalité au racisme et à la discrimination. Non ! Il n’y a pas d’obligation à voir les ghettos se multiplier et les replis communautaires et la peur de l’autre s’imposer. Pour SOS-Racisme, la France peut réussir à devenir une République métissée ; un pays fidèle aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Français ou étranger, black, blanc ou beur, la valeur d’une femme ou d’un homme ne se juge pas à son apparence. Notre ambition : en finir avec les discours pour changer le réel sans violence, mais avec détermination.

Voilà pourquoi nous nous sommes engagés dans un combat contre les discriminations, les ghettos et le racisme.

Aujourd’hui, des milliers de personnes ont fait le choix de soutenir nos combats en adhérant. Pourtant, seul 30% de nos activités sont financées par des fonds privés. Pour préserver notre indépendance, nous souhaitons atteindre 50% de financements privés dans les 2 ans.

Nous voulons acquérir une réelle indépendance et aller au bout de nos combats quels que soient nos adversaires.

Ce sont nos 120 comités locaux qui portent les projets de l’association, du testing à l’aide aux étrangers en passant par de lourdes démarches judiciaires ; ils ont besoin de votre soutien. Si tout le monde ne peut pas consacrer du temps à l’association, il est en revanche à la portée de tous d’apporter sa contribution à la lutte antiraciste en adhérant à SOS-Racisme. Rejoindre SOS Racisme c’est faire le choix d’une France ouverte, riche de sa diversité, fière de ses millions de « nouveaux Français » issus ou non de l’immigration. Nous sommes majoritaires en France à avoir cette volonté. A nous tous de la concrétiser.

Adhérez à SOS Racisme, agissez pour que nous donnions ensemble à la France son plus beau visage : celui d’une France métissée.

Pour adherer une seule adresse : SOS Racisme, 51 Av de Flandre, 75019 Paris. sosracisme75019@yahoo.fr - Tel : 01 40 35 36 55- www.sos-racisme.org

Le montant de l'adhésion à SOS Racisme 19ème est de 50 € par an et de 20 € pour les lycéens, étudiants et chômeurs.

ETATS GENERAUX POUR L'EGALITE

Suite aux émeutes urbaines et aux nouveaux débats de la socièté française sur les discriminations, les ghettos le racisme... bref, le vivre ensemble ; SOS Racisme organise à partir du 18 mars 2006 des Etats Genraux pour l'Egalité.

SOS Racisme XIXème déclinera cette initiative sur notre arrondissement afin de débattre, et confronter les idées et diagnostics quant à l'évolution de notre Ville.

D'ors et déjà deux thèmes sont amorcés :

- La lutte contre les discriminations à l'emploi
- Ghettos et communautarisme

SOS Racisme receuille dès maintenant vos contributions : sosracisme75019@yahoo.fr

Assises de la citoyenenté

Samedi 16 décembre 2006 SOS Racisme 19ème a mobilisé les jeunes du 19ème poru qu'ils s'inscrivent sur les listes électorales. En efeft, Choisir c'est mieux que Subir !

Arnaud a participé au débat organisé par la municipalité sur le thème "à quoi ça sert de voter?"

La citoyenneté s'apprend, alors encourageons toute sle sinitiative svisant à inciter les jeune sà VOTER.

 

 

19.12.2006

INSCRIVEZ VOUS SUR LES LISTES ELECTORALES

Vote mon pote ! Il faut se faire entendre, pour se faire entendre il faut voter, pour voter il faut s’inscrire.
Inscrivez-vous sur les listes électorales avant le 31 décembre 2006.

 

Vote mon pote !

Nous nous battons depuis toujours pour l’égale dignité de tous dans notre société, pour le vivre ensemble et la fraternité. Nous nous battons pour que chacun soit considéré comme un(e) citoyen(ne), quel que soit son lieu d’habitation, quelles que soient ses croyances ou ses origines. Nous nous battons pour que tout le monde ait les mêmes chances face à un employeur, un propriétaire ou un videur de boîte de nuit et pour que cesse les discriminations. Nous nous battons pour une France où chacun aurait sa place et l’espoir d’un avenir meilleur pour lui et pour ses enfants. Pour gagner ces combats il faut se faire entendre, pour se faire entendre il faut voter, pour voter il faut s’inscrire.

Inscrivez-vous sur les listes électorales avant le 31 décembre 2006.

17.12.2006

Darfour : la responsabilité de protéger

La guerre au Darfour a repris et la déstabilisation régionale est en marche au Tchad et en République centrafricaine.

Depuis le début des quatre années de guerre, l'Union Africaine, sans l'appui de l'ONU, peine à stabiliser la région dévastée du Darfour.

 

 

 

Ni le renforcement des contingents de la Mission de l’Union Africaine (AMIS) par 4000 soldats supplémentaires[1], ni le vote d’une énième résolution onusienne n’ont mis fin à la catastrophe humanitaire. L’enfer brûle toujours et s’étend.

Bien que renforcée, cette dernière est incapable de juguler la crise, ses effectifs sont insuffisants sous payés et sous équipés. Surtout, comme ce fut le cas pour les contingents envoyés en Bosnie, en l’absence de mandat adapté à l’ampleur de la crise, ces soldats sont réduits au rôle de simples observateurs.

 

 

La communauté internationale reste impuissante à arrêter ces atrocités, car elle refuse de dépasser l’hostilité systématique de Khartoum à tout déploiement d’une force crédible et efficace.

 

 

 

L’illusoire efficacité d’une force hybride

 

 

 

Assurément, le nouveau dispositif prévu de force hybride UA-ONU est en deçà de ce qu’il conviendrait d’imposer. L’ONU n’offrira qu’une assistance technique insuffisante à faire face aux violences actuelles. Cette nouvelle proposition, comme les accords de paix d’Abuja et la récente prorogation du mandat de l’Union Africaine de six mois, n’est que de la « poudre aux yeux», elle ne réglera rien.

 

Au nom du principe responsabilité de protéger consacré en droit international, les Nations Unies doivent intervenir au Darfour et assurer une opération de maintien de la paix renforcée. Un nouvel échec du multilatéralisme conduirait vraisemblablement à une opération américano-britannique solitaire. Depuis plusieurs semaines, à un niveau technique, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne étudient les possibilités de frappes aériennes contre des objectifs militaires soudanais. Le Canada envisage également d’intervenir.

 

 

L’échec actuel de la pression diplomatique est le résultat direct des vetos de la Chine - premier  partenaire économique du Soudan - et de la Russie, qui assure une bonne partie des livraisons d’armes au Soudan.

 

 

Aujourd’hui l’avenir du Tchad et de la République de Centrafrique et de milliers de déplacés dépendent du règlement de crise du Darfour. Il n’est pas trop tard pour Sauver Le Darfour, mais il faut agir vite.

 

 

 

L’impuissance de l’ONU est surmontable

 

La France qui soutient les régimes tchadien et centrafricain, avec qui elle est liée par des accords de défense et de coopération militaire, a un rôle moteur à jouer pour établir un processus de paix régional viable et encourager les tentatives de démocratisation afin qu’un nouveau chaos ne succède au régime d’Omar el-Béchir.

La France doit dépasser la résolution 1706 du 31 août 2006 dont l’application demeure subordonnée à l’accord de Khartoum et prendre l’initiative du dépôt d’une nouvelle résolution de l’ONU autorisant l’usage de « mesures coercitives » et organisant enfin le déploiement de Casques bleus au Darfour.

 

 

Dans une telle hypothèse, une mission militaire européenne pourrait venir en soutien de celle de l’ONU. Le président du comité militaire de l’Union Européenne, le général Gustav Hagglund, a déclaré le 13 avril 2006 que l’Union pourrait envoyer des troupes au Soudan, sous mandat de l’ONU.

 

 

La mission européenne en République Démocratique du Congo (EUFOR), en août 2006, à l’occasion des élections présidentielles, en soutien de la mission de l’ONU (MONUC) a démontré l’efficacité d’un tel dispositif dans lequel l’Union Européenne a eu la possibilité de réaffirmer une vision propre de la sécurité internationale.

 

 

Cette politique extérieure de l’Union permettrait aux européens de s’inscrire de manière ostensible dans le cadre du multilatéralisme onusien. Malgré les risques de veto, cette voie doit être tentée.

 

 

En cas de nouvel échec, pour sortir de l’impasse, une autre démarche est envisageable. Un Etat de l’Union Européenne peut assumer de sa propre initiative une mission de Politique européenne de Sécurité et de Défense (PESD) dès lors que cette action vise : «le maintien de la paix et le renforcement de la sécurité internationale, [...] le développement et le renforcement de la démocratie et de l’État de droit, ainsi que le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales»[2].

 

 

 

La France pourrait ainsi pleinement « assumer l’exercice de son droit d’initiative en matière de gestion de crise internationale et la responsabilité de la coordination d’une intervention militaire ».

 

 

En outre, si l’Union Européenne peut planifier et conduire des opérations autonomes, avec ses propres moyens, comme ce fut le cas lors de l’opération Artémis en République Démocratique du Congo en 2003, elle peut aussi solliciter les moyens logistiques de l’OTAN. Elle a déjà eu recours aux moyens de l’OTAN en Macédoine (opération Concordia en 2003) et actuellement dans le cadre de la relève de la SFOR en Bosnie-Herzégovine (opération Altéa).

 

 

Ainsi, l’intervention au Darfour pourrait se faire sous l’égide d’une mission européenne en matière de gestion de crise ; cette mission couplerait ainsi la légitimité du multilatéralisme, la cohérence de la PESD et les moyens militaires et logistiques de l’Alliance.

 

 

Le principe de souveraineté nationale et les échecs des interventions en Somalie et en Irak ne doivent donc pas priver la diplomatie et les démocraties du droit d’agir pour une cause juste et légitime.

 

 

Comme l’énonce l’article 4 de la Constitution de l’Union Africaine : «aucun régime ne peut se dérober derrière le concept de souveraineté pour décimer sa population sans être tenu pour responsable». La nature des exactions commises : crimes contre l’humanité, massacres à grandes échelles, viols systématiques et la nature militaro-islamiste du régime a-démocratique de Khartoum justifient l’intervention. La question n’est plus : faut-il intervenir ? Mais, qui interviendra ?

 

 

Le temps des négociations stériles est fini, le temps de l’intervention est venu.

 

 

 

 

 

 

 

Mahor Chiche,

Président de Sauver Le Darfour, SLD

www.sauverledarfour.org

 

 

 

Emmanuel Dupuy,

Secrétaire général de l’Institut de Prospective et Sécurité de l’Europe, IPSE

 

 

 

 

 

 



[1] - En plus des 7000 soldats de l’Union Africaine déjà présents.

[2] - Titre V du Traité de l’Union Européenne consacré à la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC).

Darfour : la responsabilité de protéger

La guerre au Darfour a repris et la déstabilisation régionale est en marche au Tchad et en République centrafricaine.

Depuis le début des quatre années de guerre, l'Union Africaine, sans l'appui de l'ONU, peine à stabiliser la région dévastée du Darfour.

Ni le renforcement des contingents de la Mission de l’Union Africaine (AMIS) par 4000 soldats supplémentaires[1], ni le vote d’une énième résolution onusienne n’ont mis fin à la catastrophe humanitaire. L’enfer brûle toujours et s’étend.

Bien que renforcée, cette dernière est incapable de juguler la crise, ses effectifs sont insuffisants sous payés et sous équipés. Surtout, comme ce fut le cas pour les contingents envoyés en Bosnie, en l’absence de mandat adapté à l’ampleur de la crise, ces soldats sont réduits au rôle de simples observateurs.

 

La communauté internationale reste impuissante à arrêter ces atrocités, car elle refuse de dépasser l’hostilité systématique de Khartoum à tout déploiement d’une force crédible et efficace.

L’illusoire efficacité d’une force hybride

Assurément, le nouveau dispositif prévu de force hybride UA-ONU est en deçà de ce qu’il conviendrait d’imposer. L’ONU n’offrira qu’une assistance technique insuffisante à faire face aux violences actuelles. Cette nouvelle proposition, comme les accords de paix d’Abuja et la récente prorogation du mandat de l’Union Africaine de six mois, n’est que de la « poudre aux yeux», elle ne réglera rien.

Au nom du principe responsabilité de protéger consacré en droit international, les Nations Unies doivent intervenir au Darfour et assurer une opération de maintien de la paix renforcée. Un nouvel échec du multilatéralisme conduirait vraisemblablement à une opération américano-britannique solitaire. Depuis plusieurs semaines, à un niveau technique, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne étudient les possibilités de frappes aériennes contre des objectifs militaires soudanais. Le Canada envisage également d’intervenir.

 

L’échec actuel de la pression diplomatique est le résultat direct des vetos de la Chine - premier  partenaire économique du Soudan - et de la Russie, qui assure une bonne partie des livraisons d’armes au Soudan.

Aujourd’hui l’avenir du Tchad et de la République de Centrafrique et de milliers de déplacés dépendent du règlement de crise du Darfour. Il n’est pas trop tard pour Sauver Le Darfour, mais il faut agir vite.

L’impuissance de l’ONU est surmontable

 

La France qui soutient les régimes tchadien et centrafricain, avec qui elle est liée par des accords de défense et de coopération militaire, a un rôle moteur à jouer pour établir un processus de paix régional viable et encourager les tentatives de démocratisation afin qu’un nouveau chaos ne succède au régime d’Omar el-Béchir.

La France doit dépasser la résolution 1706 du 31 août 2006 dont l’application demeure subordonnée à l’accord de Khartoum et prendre l’initiative du dépôt d’une nouvelle résolution de l’ONU autorisant l’usage de « mesures coercitives » et organisant enfin le déploiement de Casques bleus au Darfour.

 Dans une telle hypothèse, une mission militaire européenne pourrait venir en soutien de celle de l’ONU. Le président du comité militaire de l’Union Européenne, le général Gustav Hagglund, a déclaré le 13 avril 2006 que l’Union pourrait envoyer des troupes au Soudan, sous mandat de l’ONU.La mission européenne en République Démocratique du Congo (EUFOR), en août 2006, à l’occasion des élections présidentielles, en soutien de la mission de l’ONU (MONUC) a démontré l’efficacité d’un tel dispositif dans lequel l’Union Européenne a eu la possibilité de réaffirmer une vision propre de la sécurité internationale. 

Cette politique extérieure de l’Union permettrait aux européens de s’inscrire de manière ostensible dans le cadre du multilatéralisme onusien. Malgré les risques de veto, cette voie doit être tentée.

En cas de nouvel échec, pour sortir de l’impasse, une autre démarche est envisageable. Un Etat de l’Union Européenne peut assumer de sa propre initiative une mission de Politique européenne de Sécurité et de Défense (PESD) dès lors que cette action vise : «le maintien de la paix et le renforcement de la sécurité internationale, [...] le développement et le renforcement de la démocratie et de l’État de droit, ainsi que le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales»[2]

La France pourrait ainsi pleinement « assumer l’exercice de son droit d’initiative en matière de gestion de crise internationale et la responsabilité de la coordination d’une intervention militaire ».

En outre, si l’Union Européenne peut planifier et conduire des opérations autonomes, avec ses propres moyens, comme ce fut le cas lors de l’opération Artémis en République Démocratique du Congo en 2003, elle peut aussi solliciter les moyens logistiques de l’OTAN. Elle a déjà eu recours aux moyens de l’OTAN en Macédoine (opération Concordia en 2003) et actuellement dans le cadre de la relève de la SFOR en Bosnie-Herzégovine (opération Altéa).

 

Ainsi, l’intervention au Darfour pourrait se faire sous l’égide d’une mission européenne en matière de gestion de crise ; cette mission couplerait ainsi la légitimité du multilatéralisme, la cohérence de la PESD et les moyens militaires et logistiques de l’Alliance.

 

Le principe de souveraineté nationale et les échecs des interventions en Somalie et en Irak ne doivent donc pas priver la diplomatie et les démocraties du droit d’agir pour une cause juste et légitime.

 

Comme l’énonce l’article 4 de la Constitution de l’Union Africaine : «aucun régime ne peut se dérober derrière le concept de souveraineté pour décimer sa population sans être tenu pour responsable». La nature des exactions commises : crimes contre l’humanité, massacres à grandes échelles, viols systématiques et la nature militaro-islamiste du régime a-démocratique de Khartoum justifient l’intervention. La question n’est plus : faut-il intervenir ? Mais, qui interviendra ?

Le temps des négociations stériles est fini, le temps de l’intervention est venu. 

Mahor Chiche, Président de Sauver Le Darfour, SLD www.sauverledarfour.org 

Emmanuel Dupuy,Secrétaire général de l’Institut de Prospective et Sécurité de l’Europe, IPSE

 

 

 


[1] - En plus des 7000 soldats de l’Union Africaine déjà présents.

[2] - Titre V du Traité de l’Union Européenne consacré à la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC).

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